Manaslu : le trek encore sauvage au Népal (avant qu’il ne devienne trop populaire)

par | 30 Avr 2026 | Infos pratiques, Randonnée, Trekking

Longtemps resté dans l’ombre des Annapurnas et de l’Everest, le trek du Manaslu s’impose aujourd’hui comme l’un des itinéraires les plus authentiques à vivre au Népal. Niché dans la région du Gorkha, au nord-ouest de Katmandou, ce circuit de haute montagne permet de faire le tour du Manaslu (8 163 m), le huitième plus haut sommet du monde, dans une atmosphère encore préservée.

Ce qui rend le tour du Manaslu unique, ce n’est pas seulement la diversité spectaculaire de ses paysages , vallées profondes, forêts subtropicales, villages d’altitude, glaciers et passage du célèbre col du Larkya La à plus de 5 100 mètres, mais surtout la sensation rare d’évoluer dans un trek au Népal encore sauvage. Ici, les sentiers restent relativement peu fréquentés, les infrastructures sont simples, et l’immersion culturelle est totale, notamment dans les villages d’influence tibétaine qui jalonnent l’itinéraire.

Avec environ 170 à 180 km de marche répartis sur une quinzaine de jours, le circuit du Manaslu offre une véritable traversée himalayenne, progressive et engagée, loin des foules des itinéraires les plus populaires.

Mais cet équilibre fragile est en train d’évoluer. De plus en plus de trekkeurs recherchent aujourd’hui des alternatives aux grands classiques, et le trek du Manaslu attire une attention croissante. Résultat : ce qui faisait encore récemment son isolement pourrait, à terme, disparaître.

Alors, faut-il partir maintenant ? À quoi s’attendre concrètement sur le terrain ? Quelle est la difficulté du trek du Manaslu, son altitude, les contraintes liées aux permis ou encore la meilleure période pour s’y rendre ?

Dans cet article, vous allez découvrir pourquoi le trek du Manaslu est aujourd’hui l’un des derniers grands itinéraires himalayens à offrir une vraie sensation d’aventure, et tout ce qu’il faut savoir pour le préparer intelligemment.

Trek Nepal J2 Vallee De Tsum

Pourquoi le trek du Manaslu reste l’un des plus sauvages du Népal ?

Si le trek du Manaslu attire aujourd’hui de plus en plus de voyageurs, il conserve pourtant une caractéristique devenue rare dans l’Himalaya : une véritable sensation d’isolement. Contrairement aux itinéraires très fréquentés comme le camp de base de l’Everest ou le tour des Annapurnas, le circuit du Manaslu reste encore relativement préservé, et cela tient à plusieurs facteurs structurants.

Un itinéraire longtemps resté à l’écart des grands flux

Le tour du Manaslu est un trek relativement “jeune” à l’échelle du Népal. Ouvert aux trekkeurs étrangers au début des années 1990, il n’a pas connu le développement touristique massif des autres régions emblématiques. Là où les Annapurnas ont vu leurs infrastructures se densifier très rapidement, le trek du Manaslu au Népal a évolué de manière plus progressive, avec un encadrement plus strict.

Résultat : même aujourd’hui, on y croise nettement moins de groupes, surtout en dehors des périodes de forte affluence. Cette moindre fréquentation contribue directement à l’expérience globale : moins de monde sur les sentiers, plus de silence, et une impression d’espace beaucoup plus marquée.

Une région de culture tibétaine encore très vivante

L’un des grands atouts du trek du Manaslu, c’est aussi sa richesse culturelle. À mesure que l’on progresse vers le nord, en direction de la frontière tibétaine, l’ambiance change profondément. Les villages deviennent plus rares mais aussi plus authentiques, marqués par une forte influence bouddhiste tibétaine.

On traverse des hameaux où les traditions sont encore bien présentes :

  • drapeaux de prière flottant au vent ;
  • moulins à prières le long des sentiers ;
  • monastères isolés ;
  • modes de vie encore largement tournés vers l’agriculture et l’élevage.

Contrairement à certains treks plus fréquentés, où le tourisme a parfois transformé les villages, ici l’activité reste avant tout locale. Cette immersion culturelle fait partie intégrante de l’expérience et renforce le sentiment d’être dans un trek au Népal authentique.

Une réglementation qui limite naturellement la fréquentation

Autre élément clé : le trek du Manaslu se situe en partie dans une zone dite “restreinte”. Cela implique plusieurs contraintes :

  • obligation de passer par une agence locale ;
  • permis spécifiques à obtenir ;
  • présence d’un guide agréé.

Si ces règles peuvent sembler contraignantes, elles jouent en réalité un rôle essentiel dans la préservation du territoire. Elles limitent l’accès aux trekkeurs réellement préparés et évitent une fréquentation anarchique.

C’est aussi ce qui explique pourquoi le circuit du Manaslu n’a pas (encore) basculé dans une logique de tourisme de masse.

Des infrastructures encore simples et intégrées à l’environnement

Sur le trek du Manaslu au Népal, les hébergements existent, mais restent globalement plus rudimentaires que sur d’autres grands itinéraires. Les lodges sont souvent tenus par des familles locales, avec un confort simple mais suffisant :

  • chambres basiques ;
  • repas traditionnels ;
  • peu de services “superflus”.

Ce niveau d’infrastructure participe à l’expérience globale. On est loin d’un trek “confort”, et c’est précisément ce que recherchent de nombreux voyageurs aujourd’hui : une aventure plus brute, plus proche de la réalité locale.

Un équilibre encore fragile

Si le trek du Manaslu reste aujourd’hui l’un des itinéraires les plus préservés du Népal, cet équilibre n’est pas figé. L’amélioration progressive des accès, la popularité croissante des treks “hors des sentiers battus” et la recherche d’expériences plus authentiques contribuent à son développement.

Autrement dit : le Manaslu n’est plus un secret… mais il n’est pas encore devenu une autoroute du trekking.

Et c’est précisément ce moment charnière qui en fait une destination particulièrement intéressante aujourd’hui.

Où se trouve le Manaslu et à quoi ressemble l’itinéraire

Avant de se projeter concrètement sur le terrain, il est essentiel de comprendre où se situe le trek du Manaslu et comment se déroule ce grand itinéraire himalayen. Car au-delà de son image de trek “sauvage”, le circuit du Manaslu est surtout une véritable traversée progressive, riche et structurée, qui permet de découvrir une grande diversité de paysages et d’ambiances.

Le Manaslu : un géant de l’Himalaya encore discret

Le Manaslu (8 163 m) est le huitième plus haut sommet du monde. Il se situe dans la région du Gorkha, au nord-ouest de Katmandou, à proximité de la frontière tibétaine. Contrairement à l’Everest ou aux Annapurnas, son nom reste encore relativement méconnu du grand public, ce qui contribue aussi à la confidentialité du trek du Manaslu au Népal.

Le parcours de trekking consiste à faire le tour complet de ce massif, en suivant une vallée encaissée qui s’élève progressivement vers les hautes altitudes. Ce positionnement géographique explique la richesse du trek : on passe en quelques jours d’un environnement subtropical à des paysages alpins, puis glaciaires.

 

Un itinéraire de trek progressif et immersif

Le tour du Manaslu s’étend généralement sur 14 à 18 jours de marche, pour une distance totale d’environ 170 à 180 km. Ce qui fait sa force, c’est la progression très graduelle de l’altitude, qui permet une acclimatation naturelle si le rythme est bien respecté.

L’itinéraire se découpe en plusieurs grandes phases :

1. Les vallées basses : immersion et mise en jambes

Les premiers jours du trek du Manaslu traversent des zones relativement basses (entre 700 et 2 000 mètres). On évolue dans :

  • des vallées encaissées ;
  • des forêts denses ;
  • des villages agricoles animés.

C’est une partie souvent sous-estimée, mais essentielle pour entrer progressivement dans le rythme du trek.

2. La montée vers les villages d’altitude

À partir de 2 500 – 3 000 mètres, le paysage change nettement. Les villages deviennent plus espacés, l’influence tibétaine s’accentue, et l’ambiance devient plus minérale.

Des étapes clés comme Samagaon ou Samdo marquent cette transition. On y ressent déjà pleinement l’atmosphère du trek authentique, avec des paysages ouverts et une vue de plus en plus dégagée sur les sommets.

3. Le passage du Larkya La : point culminant du trek

Le moment fort du circuit du Manaslu, c’est sans conteste le franchissement du col du Larkya La, situé autour de 5 100 mètres d’altitude.

Cette journée est souvent la plus longue et la plus exigeante :

  • départ très tôt (souvent de nuit) ;
  • montée progressive mais soutenue ;
  • passage en haute altitude ;
  • descente longue vers la vallée suivante.

C’est un moment marquant, autant physiquement qu’émotionnellement, qui symbolise le passage d’un versant à l’autre du massif.

4. La descente vers la région des Annapurnas

Après le col, le paysage change à nouveau. La descente offre :

  • des vues spectaculaires sur les sommets environnants ;
  • un retour progressif vers la végétation ;
  • une connexion avec la région des Annapurnas.

Cette dernière partie donne une vraie sensation d’itinérance complète, renforçant l’impression d’avoir vécu une traversée himalayenne plutôt qu’un simple aller-retour.

Ce que l’on vit réellement sur le trek

Au-delà des chiffres et du tracé, le tour du Manaslu se distingue par l’expérience globale qu’il propose :

  • une progression lente et immersive ;
  • des paysages qui évoluent constamment ;
  • une fréquentation encore modérée ;
  • une vraie sensation de “déconnexion” ;
  • une alternance entre effort physique et moments de contemplation.

Contrairement à certains treks plus linéaires, le tour du Manaslu raconte une histoire. Chaque étape a une logique, chaque changement d’altitude transforme l’environnement, et chaque jour apporte une nouvelle perspective.

 

Un trek de grande ampleur, mais accessible avec une bonne préparation

Même si le tour du Manaslu impressionne par sa durée et son altitude, il ne s’agit pas d’un itinéraire technique au sens alpin du terme. Les sentiers sont globalement bien tracés, et aucune compétence technique spécifique n’est requise.

En revanche, il faut être conscient de :

  • la longueur du trek ;
  • l’enchaînement des journées de marche ;
  • l’altitude élevée ;
  • l’isolement relatif sur certaines portions.

C’est donc un trek engagé, qui demande de la préparation, mais qui reste accessible à toute personne en bonne condition physique et motivée.

Bouton Nepal

À qui s’adresse vraiment le trek du Manaslu ?

Le tour du Manaslu fait souvent rêver pour son côté sauvage et préservé. Mais avant de se lancer, une question essentielle se pose : est-ce un trek fait pour vous ? Car même s’il ne présente pas de difficulté technique majeure, le tour du Manaslu reste une aventure exigeante qui ne correspond pas à tous les profils.

Un trek accessible… mais engagé

Contrairement à certaines idées reçues, le tour du Manaslu n’est pas réservé à une élite de montagnards. Il ne nécessite pas de compétences techniques en alpinisme : pas de corde, pas d’escalade, pas de passages exposés complexes.

En revanche, il demande :

  • une bonne condition physique générale ;
  • une capacité à marcher plusieurs jours d’affilée ;
  • une certaine résistance à la fatigue et à l’inconfort.

Les journées de marche durent généralement entre 5 et 8 heures, parfois plus lors du passage du col. L’enchaînement sur deux semaines rend le trek plus exigeant qu’il n’y paraît sur le papier.

👉 En résumé : le circuit du tour du Manaslu est accessible, mais il faut le prendre au sérieux.

Un trek idéal pour les voyageurs en quête d’authenticité

Le trek au Népal encore sauvage qu’est le Manaslu attire surtout des profils bien spécifiques. C’est un itinéraire particulièrement adapté si vous recherchez :

  • une expérience loin des foules ;
  • une immersion culturelle forte ;
  • un trek où l’on prend le temps ;
  • un environnement encore peu transformé par le tourisme.

À l’inverse, si vous cherchez :

  • du confort élevé ;
  • des infrastructures développées ;
  • une ambiance “sociale” avec beaucoup de trekkeurs ;

alors d’autres régions comme les Annapurnas ou l’Everest seront peut-être plus adaptées.

Faut-il déjà avoir fait un trek en altitude ?

C’est une question clé. Le trek du Manaslu monte au-delà de 5 000 mètres, ce qui implique une gestion de l’altitude sérieuse.

👉 Idéalement, il est préférable :

  • d’avoir déjà réalisé un trek de plusieurs jours ;
  • ou d’avoir une première expérience en altitude (au-dessus de 3 000 m).

Cela dit, ce n’est pas une obligation stricte. Le tour du Manaslu est conçu de manière progressive, ce qui permet une bonne acclimatation si le rythme est respecté.

Mais sans expérience préalable, il faudra être encore plus attentif à :

  • son état physique ;
  • son hydratation ;
  • sa capacité à écouter son corps.

Un trek qui demande une vraie motivation

Ce qui distingue le tour du Manaslu, ce n’est pas seulement son altitude ou sa durée, mais son engagement global.

Il faut accepter :

  • une certaine simplicité dans les hébergements ;
  • des conditions parfois rustiques ;
  • des variations de météo ;
  • des journées physiquement exigeantes.

Mais c’est précisément ce qui fait la richesse de l’expérience.

👉 Le tour du Manaslu n’est pas un trek “facile”, c’est un trek profondément immersif.

Pour quel profil de voyageur est-il idéal ?

Le circuit du Manaslu correspond parfaitement si vous êtes :

  • un marcheur régulier ou sportif motivé ;
  • un voyageur attiré par les régions encore préservées ;
  • sensible à la culture locale et à l’authenticité ;
  • prêt à sortir de votre zone de confort pour vivre une vraie aventure.

Il n’est en revanche pas adapté si vous débutez totalement la randonnée ou si vous recherchez un trek très encadré et confortable.

Un bon compromis entre aventure et accessibilité

Ce qui fait la force du tour du Manaslu, c’est cet équilibre assez rare :

  • suffisamment engagé pour donner une vraie sensation d’aventure ;
  • mais suffisamment accessible pour rester atteignable avec une bonne préparation.

C’est exactement ce positionnement qui séduit aujourd’hui de plus en plus de trekkeurs : un itinéraire qui permet de vivre l’Himalaya de manière authentique, sans pour autant entrer dans une logique d’expédition.

Difficulté, altitude et acclimatation : les vraies exigences du tour du Manaslu

S’il y a un point à ne surtout pas sous-estimer sur le tour du Manaslu, c’est bien celui-ci. Derrière son image de trek au Népal encore sauvage, le circuit du Manaslu est une aventure exigeante, où la difficulté ne vient pas d’un terrain technique… mais d’un ensemble de facteurs cumulés : altitude, durée, fatigue et isolement relatif.

Une difficulté progressive, mais bien réelle

Sur le papier, le tour du Manaslu peut sembler accessible : les sentiers sont globalement bien tracés, les étapes sont structurées, et il n’y a pas de passages techniques nécessitant du matériel spécifique.

Mais la réalité du terrain est différente.

La difficulté repose principalement sur :

  • l’enchaînement de 12 à 16 jours de marche ;
  • des journées parfois longues (5 à 8 heures, voire plus) ;
  • un dénivelé progressif mais constant ;
  • des conditions variables (froid, vent, altitude).

👉 Ce n’est pas un trek extrême, mais c’est un trek endurant.

L’altitude : le vrai défi du tour du Manaslu

Le facteur clé reste l’altitude. Le tour du Manaslu culmine au passage du Larkya La, autour de 5 100 mètres. À cette hauteur, le corps ne réagit plus comme en basse altitude.

Même une personne en excellente condition physique peut ressentir :

  • essoufflement rapide ;
  • fatigue inhabituelle ;
  • maux de tête ;
  • troubles du sommeil.

👉 L’altitude ne se “combat” pas avec la forme physique. Elle se gère.

C’est pourquoi la progression du trek du Manaslu est conçue pour permettre une acclimatation naturelle, avec des étapes adaptées et souvent une ou deux journées de repos en altitude.

Le Larkya La : un passage clé à ne pas sous-estimer

Le franchissement du Larkya La est le moment le plus marquant du circuit du Manaslu.

Cette étape cumule plusieurs difficultés :

  • un départ très tôt (souvent vers 3h ou 4h du matin) ;
  • une montée longue en altitude ;
  • des températures froides, parfois négatives ;
  • une descente exigeante de l’autre côté du col.

C’est une journée physiquement intense, mais aussi l’un des moments les plus forts du trek. Le passage du col offre une sensation d’accomplissement unique.

L’acclimatation : la clé de la réussite

Sur le trek du Manaslu, la réussite ne dépend pas seulement de votre condition physique, mais de votre capacité à bien gérer l’acclimatation.

Quelques principes essentiels :

  • Monter progressivement : ne pas brûler les étapes
  • Hydratation constante : boire régulièrement, même sans avoir soif
  • Marcher lentement : adopter un rythme régulier, sans forcer
  • Écouter son corps : ne jamais ignorer les symptômes
  • Respecter les jours d’acclimatation : ils sont indispensables

👉 Un bon trekkeur n’est pas celui qui va vite, mais celui qui sait s’adapter.

Les erreurs les plus fréquentes à éviter

Voici les pièges classiques sur le trek du Manaslu :

  1. Sous-estimer l’altitude
  2. Vouloir aller trop vite les premiers jours
  3. Négliger l’hydratation
  4. Mal gérer son effort sur la durée
  5. Penser que “ça ira” en cas de symptômes

Ces erreurs sont souvent liées à un manque d’expérience ou à une mauvaise préparation, et peuvent gâcher complètement l’expérience.

Un trek exigeant, mais accessible avec une bonne préparation

Malgré ces contraintes, le tour du Manaslu reste accessible à un large public, à condition de :

  • bien se préparer physiquement ;
  • respecter les temps d’acclimatation ;
  • partir avec un encadrement adapté.

C’est d’ailleurs ce qui fait sa force : offrir une expérience de haute montagne engagée, sans nécessiter de compétences techniques avancées.

Quelle est la meilleure période pour faire le trek du Manaslu ?

Choisir le bon moment pour partir est une étape clé dans la préparation du tour du Manaslu. Plus encore que sur d’autres itinéraires, les conditions météo jouent ici un rôle déterminant : elles influencent à la fois la sécurité, le confort de marche, la visibilité en montagne… et l’expérience globale.

Bonne nouvelle : le Grand Tour du Manaslu peut se faire sur plusieurs périodes de l’année. Mais certaines saisons offrent des conditions nettement plus favorables que d’autres.

L’automne : la période idéale pour le tour du Manaslu

L’automne (de fin septembre à novembre) est généralement considéré comme la meilleure période pour ce trek.

Pourquoi ?

  • Météo stable et sèche
  • Ciel dégagé avec une excellente visibilité sur les sommets
  • Températures agréables en journée
  • Conditions idéales pour le passage du Larkya La

C’est aussi la période où les paysages sont particulièrement nets après la mousson, avec une atmosphère claire et des vues spectaculaires sur l’Himalaya.

👉 C’est donc le moment parfait si vous voulez maximiser vos chances de vivre une expérience complète sur le tour du Manaslu.

À noter : c’est aussi la saison la plus fréquentée, même si le circuit du Manaslu reste bien moins dense que les Annapurnas.

Le printemps : une excellente alternative

Le printemps (mars à mai) est la deuxième grande saison pour le trek du Manaslu.

Les avantages :

  • Températures plus douces, surtout en altitude
  • Paysages plus colorés (floraison, rhododendrons)
  • Journées plus longues

En revanche :

  • le ciel peut être légèrement plus brumeux qu’en automne ;
  • La visibilité sur les sommets est parfois moins nette.

👉 Le printemps est idéal si vous cherchez un compromis entre conditions favorables et ambiance un peu plus tranquille sur le trek du Manaslu.

La mousson : une période à éviter (mais pas impossible)

Entre juin et septembre, la mousson apporte :

  • des pluies régulières ;
  • des sentiers boueux et glissants ;
  • une visibilité réduite ;
  • des risques accrus de glissements de terrain.

Sur le tour du Manaslu, les premières étapes en basse altitude sont particulièrement concernées.

👉 Même si certains trekkeurs expérimentés choisissent cette période pour éviter la foule, elle reste globalement déconseillée pour la majorité des voyageurs.

L’hiver : une expérience plus engagée

De décembre à février, le tour du Manaslu devient nettement plus exigeant :

  • températures très basses en altitude ;
  • neige possible (voire fréquente) ;
  • passage du Larkya LA plus incertain ;
  • conditions plus rudes dans les lodges.

👉 Cette période est plutôt réservée à des trekkeurs expérimentés, bien équipés et prêts à affronter des conditions hivernales.

Comment choisir la bonne période selon votre profil ?

Voici un résumé simple pour vous aider à décider :

  • Automne → idéal pour une première expérience sur le circuit du Manaslu
  • Printemps → parfait pour un trek plus doux et plus coloré
  • Hiver → pour les profils expérimentés en quête de solitude
  • Mousson → à éviter sauf cas particulier

 

Un paramètre clé : le passage du Larkya La

Quelle que soit la saison choisie, il faut garder en tête que le point clé du tour du Manaslu reste le passage du col du Larkya La.

Les conditions doivent être :

  • stables ;
  • sans neige excessive ;
  • avec une bonne visibilité.

C’est pourquoi les périodes d’automne et de printemps sont les plus sûres pour franchir ce passage dans de bonnes conditions.

Pourquoi le choix de la saison influence toute l’expérience

Sur le tour du Manaslu, la météo ne change pas seulement les paysages, elle transforme complètement l’expérience :

  • en automne → immersion claire et spectaculaire
  • au printemps → ambiance plus douce et vivante
  • en hiver → aventure plus intense et engagée

👉 Bien choisir sa période, c’est donc s’assurer que le trek du Manaslu correspond vraiment à ce que vous venez chercher.

Trek Nepal J14 Vallee De Tsum

Ce que l’on vient chercher ici : villages, culture tibétaine et sentiment d’aventure

Au-delà des paysages spectaculaires, le tour du Manaslu offre quelque chose de plus difficile à décrire : une expérience humaine et culturelle profondément marquante.

C’est souvent ce que les trekkeurs retiennent le plus.

Une immersion dans un Népal plus discret

Sur le trek du manaslu, on traverse des villages où la vie quotidienne n’est pas encore entièrement tournée vers le tourisme.

On observe :

  • des scènes de vie simples ;
  • des échanges authentiques ;
  • une économie encore largement locale.

👉 Ici, le trek n’est pas seulement un itinéraire, c’est une immersion.

Une forte influence tibétaine

À mesure que l’on monte en altitude, l’ambiance change.

Les signes de la culture bouddhiste tibétaine deviennent omniprésents :

  • monastères isolés ;
  • murs de mani ;
  • drapeaux de prière ;
  • rituels et traditions encore vivants.

Cette dimension culturelle donne une profondeur unique au circuit du Manaslu, bien au-delà de la simple performance physique.

Des hébergements simples mais authentiques

Sur le trek du Manaslu, les lodges sont généralement :

  • simples ;
  • familiaux ;
  • chaleureux.

Le confort est basique, mais l’accueil est souvent sincère.

👉 C’est une autre manière de voyager :
moins de confort matériel, mais plus de richesse humaine.

Une vraie sensation d’aventure

Ce qui ressort le plus souvent, c’est ce sentiment de vivre une expérience différente.

Sur le tour du Manaslu :

  • les distances semblent plus longues ;
  • le silence est plus présent ;
  • la nature est plus dominante.

👉 On a réellement l’impression de “partir”, pas seulement de marcher

Conclusion : un trek à vivre avant qu’il ne devienne un classique

Le trek du Manaslu n’est pas simplement une alternative aux grands itinéraires du Népal. C’est une expérience à part, qui combine haute montagne, immersion culturelle et sensation d’aventure.

Moins fréquenté que les Annapurnas, plus accessible qu’une expédition, le tour du Manaslu offre un équilibre rare : celui d’un trek engagé mais encore profondément authentique.

C’est précisément ce qui en fait aujourd’hui l’un des itinéraires les plus intéressants pour celles et ceux qui veulent découvrir l’Himalaya autrement.

Mais cet équilibre évolue.

La popularité du Manaslu progresse, les infrastructures s’améliorent, et l’itinéraire se transforme peu à peu.

👉 Autrement dit : le Manaslu n’est plus un secret… mais il n’est pas encore devenu un classique.

Réaliser le Grand Tour du Manaslu, c’est s’offrir une vraie parenthèse hors du quotidien. C’est se dépasser, se reconnecter à l’essentiel, et avancer au cœur de paysages himalayens à la fois puissants et apaisants.

Que vous veniez pour l’aventure, pour la montagne ou pour le goût de l’effort, ce trek a quelque chose d’unique : chaque journée vous fait changer de décor, de rythme, et souvent aussi de regard sur vous-même.

Comme on le dit souvent chez Watsé : « On ne revient jamais tout à fait le même d’un trek en Himalaya. » Et le Manaslu en est un parfait exemple, une aventure qui marque autant par les paysages que par ce qu’elle fait vivre intérieurement.

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